Le Parc
S'étendant aujourd'hui sur 25 hectares, le parc du château de Combourg est l'un des plus beaux exemples de parc paysager à l'anglaise en Bretagne. À la fin du XIXᵉ siècle, lorsque Geoffroy et Antoinette de Chateaubriand entreprennent de sauver le château après près de quatre-vingts ans d'abandon, ils confient sa restauration à Ernest Trilhe, élève de Viollet-le-Duc, et le réaménagement du domaine aux célèbres paysagistes Denis et Eugène Bühler, auteurs de quelques-uns des plus prestigieux parcs français.
S'inspirant des Mémoires d'outre-tombe, les frères Bühler recréent un paysage romantique où alternent prairies, sous-bois, arbres remarquables et longues perspectives. Leur ambition n'est pas seulement de dessiner un jardin, mais de retrouver les paysages qui ont façonné l'imaginaire de François-René de Chateaubriand.
« C'est dans les bois de Combourg que je suis devenu ce que je suis. »
François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe
Au fil de votre promenade, découvrez le faux cyprès de Lawson, labellisé « Arbre remarquable » depuis 2012, le chêne tricentenaire, les tilleuls bicentenaires, le cèdre bleu de l'Atlas ou encore les majestueux marronniers qui bordent les allées. Le parc continue également de se renouveler afin de transmettre ce patrimoine vivant aux générations futures. Parmi les jeunes plantations figurent notamment un liquidambar, un tulipier de Virginie, un cèdre du Liban, un magnolia, un marronnier d'Inde et un séquoia, qui deviendront à leur tour les arbres remarquables de demain.
Vous pourrez également découvrir la Rose Chateaubriand, récompensée par le Prix de Rome 2009, puis baptisée lors des Floréales Médiévales de 2010, ainsi que la Rose Sweet Delight, lauréate du Prix du meilleur parfum à Bagatelle en 2013, plantée et baptisée au château lors des Floréales Médiévales de 2014.
Les bois de Combourg appartenaient autrefois au vaste massif forestier qui couvrait une grande partie de la Haute-Bretagne. Dans ses Mémoires d'outre-tombe, Chateaubriand rattache cette forêt à la mythique Bréchéliant, ancien nom de Brocéliande, théâtre des aventures de Merlin, de la fée Viviane et des chevaliers de la Table ronde.
« Au douzième siècle, les cantons de Fougères, Rennes, Bécherel, Dinan, Saint-Malo et Dol étaient occupés par la forêt de Bréchéliant… »
François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe
Selon la tradition, les armoiries de Lancelot du Lac sont directement inspirées de celles des puissants seigneurs de Coëtquen, qui possédèrent Combourg au XIVᵉ siècle. Toujours visibles dans le château, elles témoignent du lien étroit entre l'histoire de Combourg et les grandes légendes arthuriennes.
Distinct du parc, le domaine du château comprend également le lac Tranquille, vaste plan d'eau de 25 hectares situé à l'entrée de Combourg, en ville. Faisant partie intégrante du domaine depuis des siècles, il constitue un remarquable écrin de nature aux portes de la cité médiévale. Une agréable promenade d'environ 40 minutes permet d'en faire le tour et de profiter de magnifiques points de vue sur le château, les bois et les rives arborées.
« Le chant de la grive dans les bois de Combourg m'entretenait d'une félicité que je croyais atteindre… »
François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe
Près de deux siècles après Chateaubriand, le parc et le lac Tranquille demeurent des lieux privilégiés où se rencontrent la nature, l'histoire, la littérature et les légendes de Bretagne. Chaque promenade invite le visiteur à redécouvrir les paysages qui inspirèrent l'un des plus grands écrivains français et contribuèrent à faire naître le romantisme.
Rose Chateaubriand « Prix de Rome 2009 »